Par la manipulation d’objets hétéroclites et de mécanismes générant divers mouvements sonores, Capturer le [dés]ordre s’attarde à souligner les sons fins et délicats qui s’échappent de ce fatras. Cette accumulation de singularités mises en conjonction, additionnés et soustraites, tout à la fois, nous donne à entendre presque une musique, mais pas tout à fait un rythme.
Sabin Hudon vit et travaille à Montréal. Depuis 1999, il forme un duo avec Catherine Béchard avec qui il réalise des installations sonores majoritairement cinétiques, des performances et des œuvres audio. Il est aussi musicien et bruiteur.
Sabin Hudon tient à remercier Catherine Béchard pour sa complicité et l’équipe d’Avatar pour son enthousiasme à la réalisation de ce projet.
Mastering: Mériol Lehmann Graphisme: Cinquante Cinq
© Sabin Hudon et Avatar 2012 ℗ Avatar 2012
CARGO constitue une synthèse de l’ensemble [du travail de Caroline Gagné] en plus de proposer un défi technique et artistique : donner corps à l’insaisissable dans une œuvre installative de grande dimension évoquant elle-même un milieu immense et sublime : l’océan. Le son et la lumière engendrent ensemble cette œuvre née de la solitude et de l’extase, nous projetant entre l’océan et le ciel, à bord de cet objet insolite, devenu méga-instrument pour l’artiste : le cargo. L’installation se déploie dans une semi-obscurité propice à l’apaisement et à l’épanouissement de nos sens.
« Je pénètre d’abord dans un corridor, espace transitoire entre le monde réel et celui imaginaire de l’œuvre, au centre duquel un halo de lumière doré marque le seuil. Après quelques pas, tout près, des cliquetis métalliques sonores, finement dessinés, invitent au voyage, ouvrant sur la gauche un vaste espace obscur au bout duquel flotte un océan noir d’écume dont l’horizon, lentement, vacille. Se libérant doucement de mes rétines, la projection laisse place à des masses sonores : vrombissements et tremblements continus de moteurs. Je glisse pas à pas dans cet espace qui enveloppe mon corps, où se dessine une ligne d’acier, rampe de métal qui m’invite à monter sur un large socle, arche imaginaire, face à la mer. Des vibrations montent le long de mes membres et me traversent. Je suis prise entre le mouvement hypnotique de l’horizon qui balance, les vagues noires qui se désintègrent et renaissent de leurs flots et les ondes vibratiles provenant du sol. Sortir de l’hypnose et retourner à l’œuvre. Je quitte le socle et je commence une déambulation, jouant avec les sources sonores qui chacune diffusent des paysages qui se superposent et dont les échelles, les matières et les distances varient et me racontent le cargo, ses tensions, ses voix humaines mêlées aux machines, ses grincements et ses déchirements. »
Obtenez le texte complémentaire de Magali Babin en cliquant sur l'image.

"Chantal" de Luc Ferrari
(CD audio) OHM Éditions
1976.
Un été très sec. Luc Ferrari et Brunhild Meyer chez des amis, près de
Paris, sont couchés dans l’herbe. Ils étudient la carte de la France et
font des projets de vacances. Luc demande à son amie qui est en train
d’arroser son jardin, de lui envoyer une goutte d’eau. Elle tombe sur
un petit village dans les Corbière, une région viticole dans le sud de
la France. C’est là où ils décident d’aller en vacances. Il parlent
avec les gens, avec le facteur, les jeunes, avec le curé et
l’anarchiste. Comment vit une jeune femme née dans le village, 22 ans,
un enfant, mariée à un artisan maçon, le SMIG pour le ménage? Elle dit
ses occupations, ses désirs, ses troubles, ses problèmes de femme, la
recherche de son émancipation.
DICO SEC (CD audio + 5 feuillets)
Christof Migone
Danser le Disco Sec impose une attitude particulière : oreilles ouvertes, yeux fermés, cerveau à temps plein, sens à haut régime. Si la trajectoire est inusitée, le vol plané dans les archives sonores de l'auteur est, lui, mémorable. Il fallait bien Christof Migone pour ouvrir la voie vers une telle gymnastique artistique.

Luigi’s Avatar
(CD / DVD audio) - Artistes : Alexis Bellavance,
Nicolas Bernier, Christian Calon, Michel F. Côté, Diane Labrosse,
Catherine Massicotte, Éric Normand, Hélène Prévost, Jocelyn Robert,
réalisé par Érick d'Orion
En 2008, 95 ans après la parution du
manifeste du futuriste italien Russolo, L’arte dei Rumori, dix artistes
invités par le commissaire Érick d’Orion ont marqué la portée de ce
texte dans le cadre de l’événement L’art des bruits. Les performances
de ces artistes audio sont de dignes avatars du « monstre » qu’a créé
Russolo.

Schallmauer [Le Mur du son] ou Le son que fait notre séparation quand elle prend fin
[…] Cinq ans nous avons attendu. Et nous nous demandons si
nous sommes prêts pour le retour de ces hommes qui gardent à leurs
pieds la fatigue de cinq ans d’immobilité. À leur visage, le secret de
cinq ans de silence. Cet homme, vous le connaissez. Depuis cinq ans, il
n’a pas de nom. C’est le prisonnier. Mon prisonnier, votre prisonnier.
Il avait retrouvé l’air libre, il retrouve son pays. Hommes de son
pays, sommes-nous prêts à le regarder en face? Avons-nous assez pensé à
lui? Avons-nous gardé sa place? […] Celui qui revient, sommes-nous
prêts à l’accueillir1?
Il existe des séparations forcées, genre d’aberrations qui se justifient mal et ne trouvent jamais un sens. Ce sont des murs, réels ou imaginaires, des parois qui séparent les corps contre leur volonté. Puis vient le moment où la séparation s’éternise jusqu’à n’être que douleur, sans rien pour la panser. Mais qu’en est-il du son que fait notre séparation quand elle prend fin?
réalisé par Jérôme Joy
Caroline Bouissou
(Caroline), Dinahbird (Bird), Björn Eriksson (Miulew), Jérôme Joy
(Jerome), Kaffe Matthews (Mlle Jaune), Gregory Whitehead (TêteBlanche)
SOBRALASOLAS ! est un radio opéra pensé comme une collection d`épisodes, entre concert musical, oeuvre radiophonée et dispositif en réseau, qui combine les sons montés, mixés, composés, improvisés et streamés. Les participants ont soit placé un micro ouvert dans leur quotidien afin de le capter, de l`enregistrer ou de le streamer en direct, soit enregistré leur voix décrivant des histoires probables de leur environnement. Gregory Whitehead à Seattle soliloque à distance sur les termes les plus usités dans les médias et sur les anagrammes du mot Sobralasolas, Caroline déploie ses rêves qui hallucinent nos impressions quotidiennes, Dinahbird raconte ses yellow sticky thoughts (pensées post-it) issues d`observations furtives, Kaffe Matthews streame à partir de chez elle à Londres toutes les variations liées à la couleur jaune filtrant son environnement, Björn Eriksson place ses micros ouverts en direct sur Internet dans la cuisine de sa maison à Solleftea en Suède, explique Jérôme Joy. Ces protagonistes se découvrent aux auditeurs au fur et à mesure dans cette glossolalie improbable sans scénario, chacun élaborant son histoire au fil de l`écoute.
Le Mois Multi est devenu un événement incontournable pour qui s'intéresse aux arts actuels au Québec. La rencontre des genres, des disciplines, des discours qui caractérise cet événement organisé à Québec par les Productions Recto-Verso provoque l'enthousiasme et la réflexion, tant auprès des spécialistes que du grand public. Comme cette réflexion sur le croisement des disciplines artistiques prend actuellement une ampleur considérable à l'échelle internationale, un tel ouvrage devenait incontournable pour affirmer notre présence et nos actions dans ce domaine. Et ce qui donne à ces rencontres la qualité d'expérience pour le visiteur tient à ce que l'on pourrait simplement raconter dans ce livre.
Depuis ses débuts en 1993, Avatar est une ressource importante au Québec et au Canada en art audio et en art électronique. Initiative d’artistes du milieu, Avatar se consacre à la promotion de la recherche, de la création et de la diffusion en art audio et en art électronique, dans toutes leurs ramifications, dans tous leurs développements. C’est donc en continuité avec ces dix ans d’activités qu’Avatar vous présente les œuvres de ce catalogue.
Publié sous l’étiquette OHM éditions, le DVD L’Arc d’apparition propose une forme révolutionnaire de cinéma que l’artiste désigne sous le nom de chronophotique.
Dans ce premier long métrage, John Oswald associe à la fois l’aspect contemplatif porté conventionnellement en art aux tableaux et aux photographies à la façon dynamique de réagir aux œuvres de l’écran.
Le boîtier comprend également un CD audio intitulé Whisperfield.

Pensé au départ comme une installation sonore utilisant une gigantesque coupole hexagonale sur laquelle étaient intégrés plus d’une centaine de haut-parleurs, le projet Système-lab s’est transformé en une œuvre audio pour casque d’écoute intitulée Concret. L’objectif demeure toutefois le même : proposer une expérience de perception auditive où l’on peut entendre des mouvements simultanés de sources sonores et les sculptures virtuelles qu’elles créent. Le projet a été initié et s’est développé comme un relais entre un compositeur, un sculpteur et un auteur, chacun contaminant l’autre pour former cet hybride.

Piano à numéros est un projet qui aborde maintes réflexions sur l’art multidisciplinaire et ses développements informatiques. Avatar s’est donc penché sur l’activité de traduction qu’implique cette pratique artistique en invitant deux artistes en résidence: Dominique Blain et Thecla Schiporst. Lors de cette résidence, elles ont conçu un projet dans leurs disciplines artistiques respectives. Les deux propositions ont ensuite été traduites de manière sonore en utilisant le disklavier de YAMAHA, un piano à queue contrôlable par ordinateur. Cette œuvre importante du répertoire d’Avatar a été publiée sous la forme d’un catalogue et d’un CD audio sous l’étiquette OHM éditions. La publication bilingue regroupe le résultat des deux projets de recherche ainsi qu’une réflexion sur le concept de « l’art et de la traduction » par Alain-Martin Richard et Dot Tuer. L’ensemble du travail a été mis en contexte par Jocelyn Robert.

Transfuge, le CD audio, comporte trois sections distinctes formant la bande sonore du premier vidéo.
Premièrement, M2 est une exploration du phénomène de la boucle, d’ailleurs très présent dans le travail de Pierre-André Arcand. On y retrouve du feedback sans microphone, sans source externe : craquements, fréquences disruptives, aspérités. C’est également une section de musique électronique générée par une chaîne d’éléments électroniques retournés à partir d’une console de mixage, une enregistreuse numérique et un multi-effets reliés en circuit fermé.
Eltractor est un groupe qui travaille en improvisation audio et vidéo. Formé du vidéaste Boris Firquet et des musiciens David Michaud et Fabrice Montal, le groupe propose en 2001 Elradio, un album audio conçu dans le cadre de l’émission radiophonique Excavation sonore. Cette émission mensuelle était diffusée sur les ondes de CKIA à Québec tous les derniers mardis du mois.

Pour faire connaître les fonds audio accumulés entre 1993 et 1998 par OHM éditions, Avatar demande à huit compositeurs de prélever, de transformer et de remixer des morceaux et des pièces entières à leur guise.
Le résultat est évidemment des approches très différentes, des écoutes variées. En proposant OHMIX, Avatar, comme le nom du centre l’indique, se métamorphose, se transforme et se rematérialise avec de nouvelles pièces. De Ralf Wehowsky à Alexandre St-Onge, chaque lecture est une visée, un angle d'attaque, une posture qui se dessine comme une rencontre, un rendez-vous sonore. Les croisements sont des partages amplifiés, des interprétations enrichies par la mise au point de chaque sensibilité sonore.
Tango est un assemblage de bouts d'émissions radiophoniques de toutes sortes, captées sur plusieurs bandes de fréquences. Toutefois, il s’agit principalement d’ondes courtes. Ce sont des sources brutes, sans traitement. Tout est capté à l'air libre, à l’aide d’un microphone, afin de conserver la sonorité et les filtrations particulières à chacun des appareils utilisés par Martin Meilleur. Ceux-ci sont datés de différentes époques, des années quarante à nos jours.

En mai 1998, Avatar et Antitube présentent Le Trésor archange, un documentaire de Fernand Bélanger construit autour du Trésor de la langue de René Lussier. En mars 1999, René Lussier est invité en résidence chez Avatar pour approfondir ses recherches sur les liens entre la langue et la musique. C’est alors que l’artiste investit l’espace d’écoute lui-même et invente une technique de prise de son multi-pistes (huit microphones placés en différents endroits enregistrant sur huit pistes indépendantes).

Chantal Dumas réussit, à travers ces trois nouvelles sonores, à cerner une réalité qui est à la fois l’un des aspects les plus prenants de notre civilisation contemporaine et une expérience personnelle des plus profondes: la migration.
Le Parfum des femmes regroupe trois contes sonores conçus pour la radio allemande entre 1996 et 1997. Développés autour du thème de la migration, ils rendent compte de la réflexion de Chantal Dumas sur son état migrateur qui l’a mené de Marseille à Berlin.

En octobre 1999, Avatar accueille Paul Dutton en résidence pendant laquelle il est soutenu dans tous les aspects de la création. Avatar lui donne également la possibilité d’explorer, avec le technicien Steeve Lebrasseur, de nouveaux procédés d’enregistrement qui mettent en valeur toutes les richesses de sa voix. Les deux semaines passées dans les studios d’Avatar lui permettent de réaliser un nouveau corpus de travail intitulé Métalogos dont certaines pièces figurent sur Mouth Pieces.

«Il y eut d’avord une confusion: celle convoquée par l’énoncé du projet. La stratégie visait effectivement à confronter deux aspects du travail de Michael Snow qui ne se sont que trop rarement rencontrés: Michael Snow improvisateur au piano et Michael Snow artiste conceptuel.

Canned Gods découle d'une brève expérience à l’été 1995 de Jocelyn Robert en tant que bruiteur pour la réalisation d'un CD-ROM. Le projet incluait l'usage de banques d'effets sonores sur disques compacts.

Avatar investit le cycle naturel de transformation et prône la décomposition ainsi que la recomposition des rejets sonores de notre société. Compost 2 est constitué de 30 minutes de communion avec la vraie nature sauvage des fonds de tiroir.
Compost 2 est la suite de Compost. Ceux-ci sont des projets de création audio qui s’appuient sur le principe de la récupération des chutes tel qu'appliqué en création cinématographique. Afin de les remanier, des artistes audio ont «récupéré» une série de «déchets sonores» : échantillonnages, fragments musicaux, manipulations électroacoustiques, etc. Il en résulte deux disques aux formes découpées, comprenant plusieurs courtes plages sonores anonymes et sans titre. Aucun copyright ne s’arroge ces réalisations.
Pas de nom!
Pas de titre!
Pas de copyright!
Même pas rond!

Jocelyn Robert et Laetitia Sonami proposent de définir la silhouette audible d’un objet sonore… Entreprise chimérique? Peut-être, mais elle a le mérite de laisser derrière elle une fable moderne.

Les pièces que l’on retrouve sur Les Machines animales de Pierre-André Arcand ont été improvisées lors d’une résidence chez Avatar. Elles ont été créées à l’aide du Livre sonore, la Macchina Ricordi et une collection de microphones utilisés comme crayons, billes ou pointes. Par frottement, elles engendrent des sons qui évoquent des machines et des animaux. L'ensemble se structure comme un récit et les titres indiquent bien la forme archétypale qui s'est imposée.

Steve Heimbecker est un artiste bien connu à Calgary pour ses explorations sonores qui relèvent de l’installation, de la performance, du concert, de la manœuvre ou d’autres approches. Cependant, son travail ne connaissait pas la diffusion canadienne et internationale que l'ampleur de ses investigations devaient lui mériter, et ce, principalement pour des raisons techniques. Pour rétablir cette situation, Avatar conçoit avec l'artiste le projet d'une anthologie, sous forme de coffret double.

Cette tentative de figer une parcelle de temps sur une galette circulaire est sérieuse, mais bien futile : de près ou de loin, il en coule toujours de partout.
Jocelyn Robert répond cette fois à une commande de la chambre blanche qui célèbre, en 1998, les vingt années de son existence. Avec ses 20 moments blancs lents, il tente, à sa manière, de mettre en sons ce temps passé et présent.

Ce disque est né de vexations, de tribulations, de renversations et de révoltations autour des œuvres de Satie, Deleuze et Artaud, à la rencontre de Christof Migone avec Michel F. Côté puis Gregory Whitehead et, aussi, Louis Ouellet.
VEX est un disque divisé en trois zones de mixages concrets autour de trois héros contemporains: Satie, Artaud et Deleuze. VEX est un lieu de rencontre, une série d’accidents, de stratagèmes problématiques, de tactiques absurdes et de langage mal compris qui finissent en humour et musique concrète, électronicité et jeux de mots rigolos.

Du kitsh à la sculpture sonore, des extraits télé aux bruits de mastication en passant par Dave Brudeck sur orgue de Barbarie, Compost crée un monde sonore éclectique et complexe.
Compost est un projet de création audio qui s’appuie sur le principe de la récupération des chutes tel qu'appliqué en création cinématographique. Afin de les remanier, des artistes audio ont « récupéré » une série de «déchets sonores» : échantillonnages, fragments musicaux, manipulations électroacoustiques, etc. Il en résulte deux disques aux formes découpées, comprenant plusieurs courtes plages sonores anonymes et sans titre. Aucun copyright ne s’arroge ces réalisations. Le disque est lancé le 18 septembre 1997.
Pas de nom!
Pas de titre!
Pas de copyright!
Même pas rond!

Sculptures sonores sur bande magnétique en boucle. Tous les morceaux ont été composés avec Macchina Ricordi, un magnétophone modifié qui permet simultanément la diffusion et l’enregistrement «son sur son» de cycles sonores évolutifs. Le verbal, le vocal, les bruits et les instruments y sont captés, traités et structurés par répétition et accumulation. Un processus de fabrication en direct d’un espace sonore stratifié, d’un chant pluriel, d’une rumeur nombreuse.

«Les inventions auditives de Christof Migone évoquent cette voix intérieure inquiétante, disruptive, dégénérée qui hante notre pensée et notre parole. À travers l'acoustique stridente et obsédante de Hole in the Head, les possibilités de l'audio montage permettent aux organismes vocaux et aux circuits électroniques de s'entrecroiser, se réfléchir, se contaminer les uns les autres…
Ici, la créativité se produit au seuil même à partir duquel le langage se désintègre et l'électronique pointe; au point où les codes sont transgressés et où s'établit le non sens; où les distorsions sonores, les interférences et les bruits engendrent un art délirant, affolé, schizophonique.» (Allen Weiss)

Parcours Scénographique est une adaptation d\'un projet de théâtre expérimental. Le point de départ de cette fable urbaine est un long parcours d\'images menant de Québec à New-York. Autour de cette proposition se sont développés de façon autonome, musique, texte et scénographie.

«L’audio-numérique est la métaphore la plus rapprochée de la conscience active. Nous nous fabriquons des idées de sons en puisant parmi quelques milliers de prélèvements à la seconde, et nous nous fabriquons des idées d’idées en puisant parmi un peu plus d’unités d’informations pipées dans nos canaux nerveux.
Mais le processus n’est pas si net. Quelque idée n’est rien de plus que le poutour d’une onde sur une mer de décharges électriques... Penser fait du bruit.»
Tel est le leitmotiv de La Théorie des nerfs creux: rendre audible le flot des souvenirs dans les canaux électrifiés de la mémoire organique.

« Toutes les pièces du Piano flou sont faites d’erreurs. Une série de logiciels spécialement conçus a retracé les hésitations et les imprécisions du jeu pianistique et les a amplifiées jusqu’à ce qu’elles deviennent les compositions qui sont gravées ici. » (Jocelyn Robert)
« Il s’agit de la série d’œuvres pour piano MIDI et ordinateur qu’il
[Jocelyn Robert] a regroupé sous le titre de Piano flou, dans laquelle
l’erreur musicale devient le prétexte à créer une musique
d’improvisation entre un humain et une machine.
Partie du
monde de la note rare, occupante de silence, la plupart des pièces
rejoignent, par les lois du hasard programmé, la complexité brumeuse
des grandes sonates. » (Fabrice Montal)

Radio Folie/Culture remet en cause les bases même de l’échange par l’entrecroisement d’interventions tenant à la fois du palimpseste et de l’échange épistolaire. Les artistes participants ont tenté ainsi d’éviter les aspects compétitifs de l’échange sonore par le détournement des méthodes habituelles de la construction de fragments audio.
Rappel détourne l’appareil téléphonique de sa fonction utilitaire pour en faire un objet de création. Dix artistes ont utilisé le téléphone comme diffuseur, enregistreur ou lieu de communication afin de transmuter la banalité de ses échanges sonores et composer des morceaux «d’art téléphonique».
En concert, les actionneurs domestiques d’Eltractor (Boris Firquet,
David Michaud et Fabrice Montal) improvisent et transforment
inlassablement leurs œuvres audio/vidéo afin d’offrir des pièces
régénérées et recyclées, leurs conférant ainsi une saveur jamais
périmée.
Toujours est-il que ce tout premier CD-ROM d’Eltractor
n’offre pas moins de quarante minutes de vidéos plein écran tirés des
concerts domUSticks IDEOTRONs et de pratiques en studio.

ERES+7 est des sculptures sonores sur bande magnétique en boucle. Tous les morceaux ont été composés avec la Macchina Ricordi, un magnétophone modifié qui permet simultanément la diffusion et l’enregistrement « son sur son » de cycles sonores évolutifs. Le verbal, le vocal, les bruits, les instruments y sont captés, traités et structurés par répétition et accumulation. Un processus de fabrication en direct d’un espace sonore stratifié, d’un chant pluriel, d’une rumeur nombreuse.

ERES + 16 est le deuxième disque de la trilogie des ERES de Pierre-André Arcand.
Ce
phonogramme présente des sculptures sonores sur bande magnétique en
boucle. Tous les morceaux ont été composés avec Macchina Ricordi, un
magnétophone modifié qui permet simultanément la diffusion et
l’enregistrement « son sur son » de cycles sonores évolutifs. Le
verbal, le vocal, les bruits, les instruments y sont captés, traités et
structurés par répétition et accumulation. Un processus de fabrication
en direct d’un espace sonore stratifié, d’un chant pluriel, d’une
rumeur nombreuse.

Production du centre d’artistes Obscure, Castafiore est une seule pièce d’une sonorité des plus insolites.
«
En fait, Castafiore est une suite sur la communication /
non-communication, sur la musique / non-musique à partir d’une
évocation libre de la bande dessinée de Hergé et des écrits de Michel
Serres. L’ensemble se présente en une texture pleine de petits « éclats
» qui arrivent parfois dans le numérique et qui ont une qualité, une
légèreté toute particulière. Alors au lieu de les enlever, on s’en sert
et le défaut devient une qualité que l’on peut entendre notamment dans
la Castafiore de Bruit TTV. » (Jocelyn Robert à Louise Provencher,
Espace, no 59, printemps 2002)

Comment ce fait-il que la durée des pièces les plus courtes soit rarement inférieure à 60 secondes ? Que le moins de trente secondes soit l’exception ? Que le quinze secondes et moins soit réservé au publicitaire ? N’y a-t-il pas là l’occasion d’une prospection, d’un risque, d’une audace audible? Avatar a invité des artistes à soumettre leurs projets d’exploration du territoire sonore oublié entre l’instantanéité et le bref. DING DONG deluxe est une compilation de 99 courtes propositions sonores.

BRUIT TTV est un collectif de recherches sonores formé d’artistes
associés à Obscure, une coopérative en art actuel (1982-1998). À la
frontière des musiques ou non-musiques et de l'organisation des
bruits, les performances de BRUIT TTV mélangent, dans des proportions
variables, la composition et l'improvisation, l'instrument
traditionnel et inventé, la poésie sonore et la bande magnétique.
Une tournée du groupe à travers le Québec, entre 1989 et 1992, a fait naître leur premier disque éponyme.
Avatar au centre d'art Vooruit
Au mois d'avril 2006, Avatar s'installait au centre d'art Vooruit, situé à Gand en Belgique, pour une série d'installations, de performances et de conférences. Pour l'occasion, un DVD a été publié puis distribué gratuitement aux visiteurs.
Le site Web spécial Vooruit: www.lenomdelachose.org/Vooruit

L'Abolition des privilèges
Un montage audio des performances du Grand orchestre d'Avatar de 1999 à 2005, sur une vidéo de Boris Firquet. Les prestations étaient orchestrées autour de logiciels conçus par Avatar et d'échantillons originaux ou non, dans des élans collectifs en duo, en trio, ou en simple fonction de soutien.
96 432 heures. Dix ans(+) d’Avatar., c’est une parution d’OHM éditions qui vise à souligner la prolifique décennie avatarienne passée à excaver, à explorer, à rechercher, à examiner et à sonder les différents aspects de l’art audio et électronique.

La publication 11 h est une sélection de onze des meilleures émissions d’Excavation sonore compilées sur un seul CD en format MP3.
Produite en continu depuis 1998, Excavation sonore est une initiative d’Avatar conçue comme un laboratoire de création, d’expérimentation et de diffusion de l’art audio. Plusieurs artistes accomplis et d’autres de la relève ont pris part à cette aventure sonore. Les œuvres sélectionnées sur la publication 11 h ont été produites mensuellement à l’une des radios communautaires de Québec entre 1999 et 2003.
Cette publication est offerte gratuitement dans un esprit de partage des idées afin que l’art sonore circule librement et atteigne un plus grand nombre d’esprits et d’oreilles curieuses!

ERES+7 est des sculptures sonores sur bande magnétique en boucle. Tous les morceaux ont été composés avec la Macchina Ricordi, un magnétophone modifié qui permet simultanément la diffusion et l’enregistrement « son sur son » de cycles sonores évolutifs....
On dit que dans les quelques secondes qui séparent la personne qui tombe d'une grande hauteur de son destin, elle voit passer devant ses yeux l’essentiel de son existence. Mais comment fait-on entrer des années dans quelques secondes?
Les mathématiciens nous le disent depuis près de quarante ans : la longueur d’une banale feuille de papier à lettre se situe quelque part entre 27 centimètres et l’infini. C’est que la longueur est un concept flou : en effet, si on y regarde de près, le papier est plein d’aspérités. Quand on mesure, doit-on faire le contour des aspérités ou sauter par-dessus ? Si on suit le contour, la longueur mesurée triple ou quadruple rapidement. Mais si on y regarde de très près, on se rend compte que les aspérités entrevues sont en fait des vallées, des canyons, et que si on s’approche encore, il y a des particules, desquelles on peut faire le tour... à l’infini.

Cette pièce est composée à partir d’un logiciel qui se nomme déchiqueteuse_RECOLLEUSE, lequel a été créé pour l’occasion. Ce logiciel construit et déconstruit des séquences sonores selon une implacable logique d’accumulation et d’évacuation.Sur ce CD se retrouve également le logiciel Déchiqueteuse_RECOLLEUSE qui permet de visualiser les phases de construction et de déconstruction et d’interagir avec le logiciel.

Y a-t-il, caché sous la peau du zèbre, une sorte de petit cheval? Qu'est-ce que la mitaine révèle de la main qui l'a habitée? Le chapeau de la tête?