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Robonom est l'interconnexion massive de machines analogiques sur laquelle se démènent six artistes. Pendant une heure, on peut y entendre son pendant numérique Monobor, ses collègues du Blockhaus DY10 comme Village Bunker et quelques captures sonores. Il s'agit d'une Excavation sonore préparée à Avatar par Philippe Pasquier.
La musique improvisée de GringoPlaza, composé de Sébastien Cliche, Patrice Duhamel et Marc Lalonde, emprunte «ses mouvements panoramiques» au langage cinématographique et prend une forme narrative.
Ils s'intéressent tout autant au registre texturé de la matière sonore. Combinant rock, électroacoustique, bruitage et accidents, Gringoplaza propose une musique où se rencontrent des pièces de forme introspective et d'autres aux allures déglinguées. L'instrumentation, lorsqu'elle est conventionnelle, consiste en des guitares trafiquées ou préparées, des échantillonneurs qui ne travaillent qu'en temps réel et des synthétiseurs analogues ou désuets. Lorsqu'elle l'est moins, elle fait appel à des appareils inventés, des objets trouvés ou des mécanismes de «Dollorama», en référence au magasin d'articles à 1$.
Pan* not pon* est le résultat d'un résidence de Kaffe Matthews à Avatar. L'artiste s'intéresse aux sons provenant de sources digitales. Elle les manipule dans un processus minimal et les modèle d'un point de vue architectural. S'intéressant aux structures organiques, elle aime réinventer à partir de concepts et procède souvent par déconstruction. Elle reconstruit un ensemble sonore avec spontanéité et couleur. Artiste très active en musique électronique, elle a réalisé de nombreux projets et concerts en Angleterre et à l'étranger.
Vincent Epplay, artiste plasticien, concepteur et réalisateur d'environnements sonores, élabore une recherche multiforme mettant en jeu la matérialité du son ainsi que ses modes de diffusion et de réception lors d'une résidence chez Avatar.
À partir de dispositifs sonores ou d'interventions en direct, il questionne les rapports entre le son et l'image, le contexte de la diffusion (durée, lieu) et le rapport à l'audio-spectateur. Ces dispositifs se présentent sous différentes formes : objets sonores sur Internet, CD-ROM de musique générative et installations et environnements sonores dans le cadre d'expositions. Ils peuvent par ailleurs être réinvestis sous la forme de mixage en direct en associant d'autres intervenants (chanteurs, musiciens, vidéastes, etc.)
Cette Excavation sonore est réalisée lors du passage à Québec de deux prestidigitateurs sonores mexicains: Mario de Vega et Manrico Montero. Ces derniers participent d'ailleurs au deuxième volet de l'échange Québec-Mexico: Lascas, un arte mexicano actual.
Mario de Vega, dit Anka, propose une hybridation sonore capable de générer chez l'auditeur une vision approximative et critique des sensations vécues par un résidant de Mexico soumis au constant bombardement d'informations qui proviennent en grande partie des Gringos.Selon Manrico Montero, dit Linga, «L'intention est d'approcher cet état exceptionnel pour capturer les sons d'un milieu nouveau, étranger, et de les combiner avec d'autres préalablement collectés, offrant ma propre perspective sur un habitat sonore, quotidien pour ceux qui y vivent, mais transformé, singularisé et confondu par les sensations de l'étranger.»
Qwerty est une série de travaux développés à la suite de Canned Gods, expérience d'exploration d'échantillons de sons qui a permis à Jocelyn Robert de faire ressortir les aspects culturels de diverses sonorités.
L'artiste a récupéré des sons provenant de magasins de disques traditionnels. De plus, pour le projet Qwerty, il a utilisé la Macchina Ricordi Numérique dans le but de faire émerger les particularités culturelles de ces données. Cette œuvre constitue la base d'une réflexion sur la culture et la mondialisation d'un point de vue nord-américain.
Cette Excavation sonore a eu plusieurs titres : Eastrope, Glowballscratch et Dumpster Diving with Nixon. Deux autres volets de Qwerty, The Winnipeg Sketches et Radio Free America, ont aussi été réalisés et présentés dans le cadre du festival Send & Receive de Winnipeg en 2002 et lors d'une performance dans le cadre de l'événement Pas de Traduction organisé par Fado à Toronto en 2003.Ville de Québec, cuvée ou vécu cuvé ou simplement VQ QV
Cette Excavation sonore invite le Tremplin d'Actualisation de Poésie (TAP) et donne carte blanche à André Marceau, l'un des cofondateurs du groupe. Poète transdisciplinaire, André Marceau pratique la poésie littéraire, visuelle, sonore, radiophonique, performative (dont le «patentage sonore»), relationnelle et manœuvrante. Il présente VQ QV à l'émission.
Pierre-André Arcand et Georges Azzaria, deux artistes prolifiques de l'art audio québécois, s'entretiennent sur leur pratique et leurs nouveaux projets respectifs.
Transfuge est un projet dans lequel Pierre-André Arcand s'est permis d'explorer de nouveaux terrains en art électronique, en vidéo et en poésie sonore tout en mettant l'accent sur le langage visuel plutôt que sur le langage textuel. Sous forme d'album double, il a exploré des boucles sonores et évolutives dans une démarche qui implique un niveau d'incertitude. L'utilisation de la Macchina Ricordi Numérique lui a donné l'occasion de travailler ses transitions et ses modules par transformation.
Avec Monopole, on apprend que l'invention d'instruments de musique est une constante dans le travail de Georges Azzaria. Présentés en photos dans le livret couleur qui accompagne le disque, ses instruments deviennent des sculptures sonores. Ainsi, cet artiste procède par enregistrements de courts sons qui proviennent de ses objets fabriqués et utilisés par des néophytes. Il manipule par collage les fragments sonores obtenus de façon anonyme. L'ironique Monopole se veut une critique de la réalité de la recherche pure en création sonore ainsi qu'une critique du manque d'intérêt de la population.
Robonom est l'interconnexion massive de machines analogiques sur laquelle se démènent six artistes. Pendant une heure, on peut y entendre son pendant numérique Monobor, ses collègues du Blockhaus DY10 comme Village Bunker et quelques captures sonores. Il s'agit d'une Excavation sonore préparée à Avatar par Philippe Pasquier.
Les soirées présentées par le groupe Machines: abstractions sonores électroniques, sont, pour la plupart, des événements organisés en collaboration avec Avatar. Tout en redynamisant la scène des musiques électroniques abstraites (musique actuelle, improvisée, concrète, exploratoire, bruitiste, etc.), elles permettent au public de Québec d'écouter et de prendre connaissance des nouvelles approches de la musique électronique à Québec. Les sons produits lors de ces soirées proviennent de sources non acoustiques, c'est-à-dire que l'instrument de musique «classique» est mis de côté pour faire place à des échantillonneurs, des processeurs, des consoles, des ordinateurs, des objets amplifiés, de la lutherie électronique, des bidules, des patentes, bref, des machines.
La diffusion de la deuxième soirée de Machines à Excavation sonore est réalisée en collaboration avec No-Type. On peut y entendre Érick Dorion en duo avec Martin Tétreault, Magalie Babin accompagnée de Guillaume Théroux et, finalement, ces quatre artistes québécois de concert.
Slow Sparks from the Split Voiced Buddha est un projet réalisé par Jocelyn Robert lors d'un voyage au Tibet. En effectuant le parcours Katmandou-Lhassa en autobus, l'artiste s'est donné comme objectif d'enregistrer suffisamment d'échantillons sonores pour réaliser une forme de paysage sonore. Celui-ci rendrait compte de la culture tibétaine, menacée par la culture chinoise depuis le début des années cinquante.
Cependant, l'entreprise est vite devenue paradoxale: la culture tibétaine est apparue aux yeux de l'artiste comme étant basée sur une notion du temps qui échappe aux Occidentaux. Tenter de condenser les quelque quinze heures d'échantillons sonores amassés pour en tirer un paysage sonore réaliste aurait été, d'une certaine manière, contradictoire. La pièce présentée lors de cette Excavation sonore est apparue à la suite de la manipulation d'un bref échantillon sonore dont les variations, les nuances internes, sont devenues la matière même de la pièce. Le court instant d'enregistrement a été creusé, décortiqué et regardé de si près qu'il en venu à constituer toute la pièce, rendant superflue l'accumulation de quantité de sons divers, et proposant plutôt la durée variable pour l'auditeur de sa propre existence.