«Compositeur autodidacte, Aimé Dontigny est l\'un des membres fon dateurs du collectif «free-noise» Napalm Jazz (Free transgénique, 1998) et du duo morceaux_de_machines (liberum arbitrium, 2002). Il travaille depuis plusieurs années au sein des étiquettes montréalaises No Type, empreintes DIGITALes et Ambiances Magnétiques.
Il se consacre avidement aux défis de l\'improvisation musicale et s\'implique particulièrement dans le développement de la nouvelle musique électronique au Canada. Ses compositions sont truffées de citations subtiles et sa palette sonore s\'adapte à maintes esthétiques, comme le reflètent ses collaborations récentes avec Diane Labrosse (Télépathie, 2002), Paul Dolden et Chantal Dumas (Duophone, 2003).»
Biographie tirée de: http://www.electrocd.com/bio.f/dontigny_ai.html (page consultée le 16 mai 2005)
Performeur, éditeur, critique et essayiste, Alain-Martin Richard a développé au fil des ans une pratique multidisciplinaire sur les questions de l'art dans la société, sur la pratique de l'art comme une action poétique, comme une philosophie en acte. L'expérimentation des pratiques non reliées au champ de l'art, l'utilisation de matériaux usuels non retravaillés, l'usage des technologies comme médium familier, mais surtout les conditions objectives de l'expérimentation artistique soutiennent une grande partie de sa production. Il a conçu et organisé des événements comme Le Marathon d'écriture en 1983, NeoSon(g) Cabaret en 1984 , le Symposium d'Amos en 1997 et le Symposium de Moncton en 1999. Comme éditeur, il a travaillé entre autres à la publication Performance in/au Canada 1970-1990, aux catalogues Territoires nomades en 1996 et 3e Symposium en arts visuels de l'Abitibi-Témiscamingue en 1998. Il a présenté de nombreuses performances sur l'espace, le mouvement, la célérité, l'identité et la responsabilité individuelle dans un monde marqué par le postmodernisme et la banalisation de tous les paramètres. Il a été membre du groupe The Nomads et du collectif Inter/Le Lieu. La manœuvre constitue présentement son champ d'investigation le plus important. Avec le groupe Les Causes perdues, il a créé la manœuvre planétaire L'Atopie textuelle. Alain-Martin Richard travaille présentement avec l'organisme Folie/Culture à Québec.
«Alexandre St-Onge est un être humain, un homme de 28 ans, un compositeur, un bassiste et un performeur. Il étudie la littérature et la philosophie, mais il aime avant tout les animaux, ses amis, les femmes et le monde matériel (existe-t-il quelque chose d'autre?). Il a réalisé quatre disques solos: L'amitié ou les rumeurs insoutenables du désir (Squint Fucker Press), Kasi Naigo (Squint Fucker Press), Une mâchoire et deux trous (Namskéio records), Image/négation (Alien8 recordings). Il joue aussi dans plusieurs groupes remarquables qui ont produit plein de bons disques sur différentes étiquettes: Undo (avec Christof Migone), Shalabi Effect, Klaxon Gueule (avec Michel F. Côté et Bernard Falaise), et sans (avec Roger Tellier-Craig). Il joue également avec des musiciens tels que John Heward, David Kristian, Eric Létourneau, Magali Babin et Stephen de Oliveira dans d'autres contextes. Comme compositeur il travaille et/ou a travaillé avec la compagnie d'art médiatique Kondition Pluriel et les chorégraphes Karine Denault, Lynda Gaudreau, Maryse Poulin, Mariko Tanabe et Marie-Claude Poulin.»
Biographie tirée de: http://www.electrocd.com/bio.f/stonge_al.html (page consultée le 16 mai 2005)
Ariane Plante vit et travaille à Québec. Elle partage son temps entre l’écriture, la pige dans le milieu culturel et depuis tout récemment, la création sonore. À titre de co-conceptrice, de rédactrice ou d’auteur, elle collabore à des projets d’artistes de Québec où se croisent arts visuels et littéraires et arts vivants. En 2010, elle est invitée en résidence d’écriture au festival d’arts multidisciplinaires Laisser le passage libre, en France, où elle est retournée à l’été 2011. En août 2010, elle collabore à deux parutions avec Olivier Bhérer-Vidal : l’Affiche #3 : Endroits et envers, (25e anniversaire de l’œil de poisson) et le livre Pendant Pan ! Peinture. Avatar l’accueillait en juin 2011 pour une résidence de création dans le cadre des Excavations sonores. À partir de la série Promenades, textes issus de son travail fait lors de sa résidence en France l’été précédent, elle y a réalisé sa première œuvre sonore. Intitulée Cycle de dérives, cette pièce a été présentée au festival Laisser le passage libre à l’été 2011.
En 2011, Ariane Plante initie le projet Musique climatique (titre provisoire) qui reçoit le soutien de Première Ovation - arts médiatiques au volet Initiative originale à la diffusion indépendante. Ce projet sonore réunit en un collectif Ad Hoc dont Ariane fait partie, six artistes invités à créer une œuvre audio inspirée de la saison hivernale et de son lieu de diffusion, une patinoire extérieure. Le projet sera diffusé à l’hiver 2012.
Ariane Plante aime amener l’écriture à vivre au-delà du papier. À cet égard, l’art sonore lui permet d’explorer des territoires où l’abstraction et la déconstruction l’amènent à cartographier et à façonner de nouveaux espaces imaginaires et littéraires. Fascinée et inspirée par les migrations et le paysage, elle puise dans l’anecdotique du quotidien et les lieux qu’elle occupe pour créer des miniatures impressionnistes et de courts récits poétiques où la nature est omniprésente. Elle y aborde la mémoire, le deuil, la solitude et l’étroite relation qui existe entre les individus et les territoires qu’ils habitent.
Boris Firquet est un bricoleur de l'image en mouvement. Intéressé par la vidéo expérimentale depuis 1988 et à la vidéo en direct, il a présenté ses œuvres sur la scène internationale. Au sein d'Avatar, il s'est impliqué dans plusieurs projets comme artiste (La Danse des exceptions, Excavation sonore, Talkie), mais aussi en tant que concepteur multimédia, administrateur et vidéaste.
Auteure indépendante, Chantal Dumas conçoit, réalise et produit des créations radiophoniques depuis 1993. Sa production explore différents procédés de narration sonore. Ses œuvres ont été diffusées sur les ondes radiophoniques nationales du Canada et d'Europe (principalement en Allemagne) et ont été présentées lors de festivals. Son recueil de nouvelles sonores Le parfum des femmes a remporté le premier prix lors de deux compétitions internationales en Hongrie et en France.
Avec le vidéaste Boris Firquet et les artistes audio Pierre-André Arcand, David Michaud, Fabrice Montal et Jocelyn Robert, Chantal Dumas a été membre de GOD'AR, le Grand Orchestre d'Avatar, préoccupé par le traitement de l'image et du son en temps réel. La formation GOD'AR a participé au Festival Musiques au Présent en 1999 et au Festival International de Musique actuelle de Victoriaville en 2000.
«Depuis le milieu des années 80, Claudie Gagnon réalise des installations avec des objets récupérés qu'elle puise à même l'univers domestique et propose des soirées cabaret agrémentées de tableaux vivants. Son travail a été présenté au Québec, notamment au Musée national des beaux-arts, au Musée de la civilisation, au Festival de théâtre des Amériques, à la première Manif d'art de Québec ainsi qu'au Canada, au Mexique, en France, en Italie et en Belgique. Ce qu'elle préfère par-dessus tout, c'est convier des visiteurs à voir ses créations dans des endroits hors des lieux habituels de l'art, comme des granges, des églises ou de vieux appartements.»
Biographie tirée de: http://www.folieculture.org/vente/content.asp?cleArticle=17 (page consultée le 18 mai 2005)
David Michaud est programmeur et ingénieur de son. Artisan technologue, sa pratique est étroitement liée aux nouvelles technologies. Il collabore à de nombreux projets rattachés au milieu des arts médiatiques, de la scène, de la vidéo et des arts visuels. En tant qu'artiste sonore, il a élaboré avec Boris Firquet et Fabrice Montal des productions audio et vidéographiques en temps réel sous l'appellation Eltractor.
Les œuvres de Diane Landry marquent l'imaginaire du spectateur par leur qualité matérielle et immatérielle, mais surtout par «l'ambivalence des apparences», ainsi que par «l'inventivité et l'immédiateté du bricolage» (Patrice Loubier). Selon Guy Sioui-Durand, critique d'art et sociologue québécois, l'artiste est «une jongleuse du quotidien, nomade et mécanicienne». Artiste de la multidisciplinarité, Diane Landry conçoit des performances originales, des installations avec automatisations, des sculptures sonores et des œuvres qu'elle qualifie de mouvelles. À partir de 1996, le mouvement prend part à l'ensemble de ses installations par l'intégration de contrôleurs informatiques ingénieux, créant ainsi différents plans dans l'espace du spectateur comme des «tableaux-événements» modifiés dans le temps. Ses œuvres mouvelles recyclent le sens, la vocation et la valeur des objets de toutes sortes dont ils sont constitués. Toujours active en recherche, Diane Landry s'intéresse à tout en particulier. Sa pratique s'élabore à partir d'objets récupérés avec des systèmes d'automatisation électronique et des éclairages intégrés. Pour l'artiste, «le système d'éclairage n'est pas ajouté à l' œuvre à la manière d'un «encadrement» qui orne le sujet. Il vient plutôt s'y greffer comme un événement supplémentaire en créant des projections de silhouettes qui viennent modifier la perception de l'échelle de l'objet concret».
En 2003, le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudières-Appalaches lui décernait le Prix du rayonnement international. Les œuvres de Diane Landry ont été présentées entre autres lors d'une tournée internationale en 2004.
La pratique d\'Émile Morin juxtapose plusieurs disciplines et systèmes complexes à des installations, des espaces scènographiques et des constructions \"dramatiques\". La multidisciplinarité qui caractérise la présence dans ses œuvres révèle sa singularité dans la multitude de mécaniques qui reproduisent des effets, des phénomènes et des mouvements de la nature. L\'élaboration des mécaniques sonores cherche à provoquer et à modifier les modes de perception de l\'individu et sa compréhension de l\'espace qu\'il habite et qui l\'entoure.
Émile Morin est membre fondateur des Productions Recto-Verso à Québec. Il assure la codirection artistique d\'Avatar.
Érick d`Orion est un musicien autodidacte. Cofondateur du collectif de diffusion de spectacles Machines: abstractions sonores électroniques, il fut également cofondateur en 1995 du collectif radio Napalm Jazz. Depuis 2000, en duo avec Aimé Dontigny et sous l\\\'appellation morceaux_de_machines, il poursuit un travail d\\\'improvisations bruitistes.
Erin Sexton crée des improvisations dynamiques grâce à des oscillateurs, des récepteurs radio et des amplificateurs qu’elle conçoit elle-même. Entre des rythmes délicats et précis et des tonalités brutes et viscérales, elle explore le minimal et l’excessif en recherchant les moments où les extrêmes se rencontrent et s’emboîtent. À travers les fréquences analogues et les ondes électromagnétiques, elle nous fait vivre l’intangible, l’au-delà. Établie à Montréal, Erin Sexton à récemment collaboré avec Magali Babin(Montréal), Ignaz Schick(Berlin), Martin Tétreault(Montréal) et Érick d’Orion(Québec).
Fabrice Montal collabore depuis longtemps avec Avatar. Il a participé à diverses publications en tant qu'auteur et créateur audio. Il a notamment pris part au collectif Bruit TTV et Eltractor. Fabrice Montal est directeur de la programmation chez Antitube. Ce centre autogéré est consacré à la diffusion de la culture, de l'histoire et à l'avenir des images en mouvement.
Depuis 1985, Georges Azzaria fabrique des instruments de musique et des sculptures sonores hybrides constitués de matériaux récupérés et d'éléments technologiques simples tels des microphones, des amplificateurs et des haut-parleurs. Longtemps membre du groupe Bruit TTV, Georges Azzaria a présenté ses œuvres au Canada et en Europe, dans le cadre de concerts, de pièces de théâtre, de performances, d'émissions radiophoniques et d'expositions. Georges Azzaria est l'un des artistes membres du conseil d'administration d'Avatar. Il détient un baccalauréat et une maîtrise en philosophie de l'Université Laval, où il enseigne actuellement à la Faculté de droit.
Quand on parle de l'abolition des privilèges, on parle bien sûr de l'ouverture de la musique dite sérieuse à toutes les tendances: hard, soft, minimale, junk, bruitiste, électroacoustique, improbable; à toutes les instrumentations: instruments préparés, inventés, voix, objets sonores, prélèvements, rythmes en boîte, puces savantes.
Le Grand Orchestre D'AvataR c'était ça, mais c'était d'abord l'informatique en acte, une puissance, une grandeur de traitement en temps réel, une puissance de traitement de l'image et du son en temps réel. Une nouvelle génération de compositeurs issus du milieu des arts visuels et de la performance, transfuges en art audio, en art vidéo, en arts médiatiques.
Le God'Ar était composé de Pierre-André Arcand, Chantal Dumas, Boris Firquet, David Michaud, Fabrice Montal et Jocelyn Robert.
La peintre, poète et performeure Hélène Matte vit et travaille à Québec. Son art est interdisciplinaire. Sa poésie est celle de la parole, du mot-matière et de l\'image-geste. Sa pratique l\'a menée à se commettre dans diverses régions du Québec, du Canada et de la France. Elle a notamment présenté ses œuvres au centre en art actuel Le Lieu (Québec), au festival Signal and Noise (Vancouver) et à la galerie Jean-François Meyer (Marseille). Auteure d\'essais et de critiques sur la performance, elle écrit ponctuellement dans la revue Inter. En 2003, elle réalisait le projet multidisciplinaire Chansons dégoulinantes et poèmes acculés au pied du mur, comprenant un disque et un spectacle de poésie.
Biographie tirée du programme du Mois Multi 2005, p. 20.
Artiste sonore, musicienne et réalisatrice radio, Hélène Prévost s’est consacrée à l’enregistrement et à la diffusion des musiques nouvelles, actuelles, expérimentales et exploratoires à titre de réalisatrice et animatrice de plusieurs émissions à Radio-Canada (1978-2007) dont Musique Actuelle et le Navire « Night ». En plus d’initier des projets pour la radio et le web, elle a coordonné la participation artistique de la radio de Radio-Canada à quelques grands festivals dont le FIMAV, MUTEK, Montréal Musiques Actuelles, ainsi qu’à des projets tels les Symphonies Portuaires et le SILOPHONE.
Adepte de l’enregistrement sur le terrain (field recording) et du mixage, elle a, depuis 2006, participé à plusieurs projets en solo ou en groupe: Montréal Matière Sonore, Victoriaville Matière Sonore, Rencontres de Musiques spontanées, l’Art des bruits (hommage à Luigi Russolo), les Jeudis tout ouïe, Mardis Spaghetti, Simulcast, ainsi qu’à des enregistrements discographiques: Montréal Matière Sonore, HMMM remix, Ladies Club, Vente de bagage,Victoriaville Matière Sonore, Luigi’s Avatar. Ces projets lui permettent de poursuivre son travail d’exploration du sonore et de développer un instrument, croisement entre le studio radio et un laboratoire de confrontations sonores et électriques.
Quelques publications dans Circuit, Esse, Artexte, Musicworks lui permettent de documente
r des aspects de la pratique de l’art audio et de partager son écoute du sonore.
James Partaik appuie sa démarche artistique sur la notion d'«indisciplinarité». Provoquant une rupture des normes et un déplacement vers le jeu puis l'expérimentation, l'indisciplinarité comme «attitude d'accès» lui permet de sauter du centre à la périphérie, d'un site à l'autre, d'un point de vue à un point d'ouïe.
Il est impliqué dans différents collectifs d'artistes et projets autogérés. Il est membre fondateur d'ARQHÉ, un collectif multidisciplinaire qui examine le rapport entre l'art, l'architecture, le paysage et le multimédia; du collectif WE ARE NOT SPEEDY GONZALES, qui met en scène une dynamique du corps transculturel; et de l'association de création et diffusion sonores et électroniques Avatar.
James Partaik enseigne les nouveaux médias à l'Université Laval à Québec. Ses œuvres ont été présentées sur la scène internationale, entre autres en Amérique, au Japon et au Mexique.
Depuis 1986, Jocelyn Robert est très impliqué dans le réseau artistique national. Il est également une figure importante et engagée du milieu de l'art actuel de la ville de Québec. En plus de toucher à l'écriture, il a réalisé des œuvres audio aux frontières de la non-musique et du «jeu pianistique» ainsi que de nombreuses œuvres performatives et installatives. Jocelyn Robert est intéressé par l'instant. Il a son actif plus d'une dizaine de disques enregistrés sous l'étiquette OHM éditions. Son travail a été présenté entre autres en Amérique du Sud et en Europe. Jocelyn Robert est l'un des fondateurs du centre d'artistes Avatar qui existe depuis 1993 et dont il assure la codirection artistique.
En parallèle avec sa carrière d'artiste, il a complété en 2002 une maîtrise en art contemporain à l'Université Stanford en Californie. Il remportait en 2002 le premier prix de la catégorie Image du prestigieux festival d'arts médiatiques Transmediale de Berlin pour L'Invention des animaux.
Depuis plus de dix ans, Ken Gregory travaille l'audio, la vidéo, les interfaces DIY, la programmation et le piratage de composante électrique informatique. Ses performances et ses installations ont été présentées d'abord à Winnipeg puis à travers le Canada et à l'étranger à l'occasion de différents festivals et événements. En tant qu'ingénieur de son, compositeur, programmeur ou designer audio, Ken Gregory a participé à plusieurs productions de films indépendants, de performances ou d'art vidéo et médiatique.
Biographie tirée du programme du Mois Multi 2004.
D'origine française, Laetitia Sonami vit actuellement à Oakland en Californie. Son travail artistique conjugue le texte à l'art audio afin de raconter des histoires de sa composition. Elle conçoit et use de technologies sophistiquées pour servir un art intime et spontané qui transcende la technologie. Depuis quelques années, elle a développé et adapté de nouveaux contrôleurs gestuels pour la performance musicale. L'une de ses réalisations les plus connues est un gant fait de lycra noir et de capteurs qui permettent d'enregistrer les mouvements pour ensuite les traiter en format audionumérique. Laetitia Sonami a présenté ses performances dans plusieurs festivals d'Amérique, d'Europe et d'Asie. Elle a remporté plusieurs prix internationaux dont le Alpert Award in the Arts en 2002.
Latifa Pelletier-Ahmed est une jeune artiste émergente. Elle est née à Calgary, en Alberta, où elle a étudié en Science Botanique. Pendant ses études, elle a pris quelques cours en arts visuels, dont un cours de composition électronique. Elle avait toujours une passion forte pour les arts. Elle a expérimenté divers modes d’expression : l’écriture, le dessin, la sculpture, les installations, la vidéo, la musique et la performance. Elle a participé à plusieurs spectacles sur la scène artistique de Calgary, dont des projets avec le « International Festival of Animated Objects », «Sled Island » et le festival «Choose Yer Own ». En février 2010, elle avait sa première exposition solo professionnelle dans laquelle elle proposait une installation dans une fenêtre de l’Epcor Center, un centre d’art performance à Calgary.
Latifa Pelletier-Ahmed s’inspire de différents domaines tout en restant sensible à la nature, à la communication et à l’absurdité. Elle s’intéresse à l’utilisation de la technologie et du son afin de transporter le public. Elle croit que le mouvement des sons réels, irréels et surréels peut inciter les états hallucinatoires. Son but ultime est de permettre au public de percevoir de nouveaux endroits, espaces, et états qui leur provoquent de nouvelles perceptions d’eux-mêmes et du monde qui les entoure.
Professeur de philosophie, Louis Ouellet poursuit depuis 1982 une démarche artistique en «amateur professionnel». Cinéma expérimental, installation audio-video, musique actuelle, environnement sonore pour le théâtre, dispositifs logiciels de musique automatique pour piano ou sources sonores , autant de champs à travers lesquels il a investigué les concepts de certains penseurs et artistes (Leibniz, Wittengstein, Duchamp, Serres, Deleuze, Mallarmé, Cage ) ou dans lesquels il a traduit certaines procédures de son cru, conceptuelles, mathématiques, graphiques...
Magali Babin triture, performe, compose, improvise avec les bruits, le son, le son des bruits. Elle le fait avec quelques outils numériques mais surtout avec le plus banal des objets, des micros contacts, des tables tournantes, sans oublier l’environnement qui l’entoure. Elle se commet seule, en trio (Mineminemine), en quatuor ( Quatuor de tables tournantes de Martin Tétreault) ou en géographie variable (Nocinéma.org). Magali Babin médite très sérieusement et le plus souvent possible sur les concepts suivants: « La géographie sonore des objets », « L’espace d’un son et le son dans l’espace », « Interférences entre microcosme et macrocosme sonore », « Pour une pédagogie de l’art bruitiste » et « Le silence inexistant ».
On a pu entendre son travail ici et là: Mutek, Rien à voir, Suonidelpopolo (Mtl), MoisMulti (Qc), Transmédiales(Berlin), Hight Zero (Usa), NewMusicFestival (Vancouver), Root Festival (Angleterre)
Poète originaire de Toronto, Paul Dutton est essayiste, auteur d'œuvresde fiction, artiste sonore vocal, éditeur et musicien. Il a donné maintes performances à travers l'Amérique et en Europe. Paul Dutton est également membre du groupe de poésie et performance Four Horsemen.
«Étiqueter c'est restreindre et depuis des années, il me répugne d'identifier mes performances vocales. L'expression même performance vocale reste inexacte puisque j'utilise beaucoup de ressources qui ne font pas partie de la voix — tels coups de glotte, de langue, percussions buccales et air comprimé entre les lèvres, dans le nez. Mon exploration des limites de l'expression sonore a pris racine dans le contexte littéraire pour se développer graduellement et à part égale dans le domaine de la musique, plus spécifiquement celui de l'improvisation libre. Longtemps j'ai été satisfait du terme poésie sonore, mais avec un intérêt croissant pour certaines propriétés musicales, par exemple les harmoniques et les accords produits par la seule voix, j'en suis venu à préférer l'appellation soundsinging, chants sons.» (Paul Dutton)
Depuis 1976, en tant que soundsingner, Paul Dutton prend part à la formation de Free Jazz CCMC composée entre autres de John Oswald au saxophone et de Michael Snow au piano.
Après avoir étudié l'informatique, l'intelligence artificielle et les sciences cognitives en Europe, Philippe Pasquier effectue à Québec des recherches au sein du laboratoire DAMAS [Dialogue, Agent, Multi-AgentS] de l'Université Laval. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, il y travaille sur l'intelligence artificielle distribuée, les systèmes multi-agents, la communication et la pragmatique du langage. Parti prenant du mouvement AST [Art, Science, Technologie], c'est sans technophilie qu'il travaille aux synergies et applications de l'intelligence artificielle et des sciences cognitives dans les domaines de la création artistique. Philippe Pasquier est également un membre fondateur du collectif MACHINES : abstractions sonores électroniques et membre du collectif de lutherie et d'improvisation en musique électronique analogique Robonom.
Avec la complicité de Jocelyn Robert, Christof Migone et quelques autres, il a fondé le centre d\'artiste Avatar en 1993. Issue des arts visuels et de la poésie, sa pratique multidisciplinaire englobe la performance, le concert, la musique et la non-musique, l\'art audio, l\'écriture, la poésie visuelle, le livre objet et l\'installation. Pierre-André Arcand a présenté son travail en Amérique du Nord et en Europe.
Au début des années \'80, il a mis au point un système interactif de traitement analogique du son sur boucle: un générateur de cycles sonores nommé la Macchina Ricordi. Il s\'agit d\'un magnétophone qui accumule les sons et permet de développer un continuum sonore construit niveau par niveau. En collaboration avec David Michaud, Pierre-André Arcand a appliqué les possibilités des opérations de construction sonore au mode numérique puis au traitement simultané de l\'image vidéo pour créer la Macchina Ricordi Numérique (MRN).
Renée Gagnon est née en 1978 et vit à Montréal. Elle est membre fondateur de la revue de poésie C\\\'est selon, qu\\\'elle codirige en 2004-2005. Elle a écrit deux livres, des fois que je tombe et Steve McQueen (mon amoureux), tous deux publiés au Quartanier. Elle a publié dans différentes revues, notamment dans la revue Le Quartanier, Exit, Zinc, Fusées et Boxon, et sur des sites Internet comme les Cahiers de Benjy. Elle participe à de nombreuses lectures publiques et cherche à travers d\\\'autres médias à créer des espaces qui répondent à ses lectures. Elle a récemment créé Projet McQueen, une mise en lecture de son second livre, où elle est accompagnée d\\\'une bande audio et vidéo.
Sabica Senez, née en 1970, est écrivaine et artiste audio. Elle a publié plusieurs nouvelles depuis ses vingt ans, dont une a été primée en 1997 par l´Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse. Nulle part ailleurs, son premier roman paru en 2004, a été finaliste pour le Grand Prix de la Relève littéraire Archambault, le Prix Anne-Hébert et le Prix Jacqueline-Déry-Mochon. Depuis 2006, année où elle a débuté en art audio, une quarantaine de ses pièces ont été publiées ou diffusées. Elle a été invitée à présenter son travail en Allemagne, en France et, bien sûr, au Québec. 2009 marque la sortie de son premier album solo : Schallmauer [Le Mur du son], sous étiquette OHM.
Depuis 1994, elle est travailleuse culturelle, ce qui lui permet tout simplement de gagner sa vie. Son second livre,Petite armoire à coutellerie, paraîtra en septembre 2010, chez Leméac Éditeur.
Musicien, compositeur et artiste audio, Simon Elmaleh a étudié la composition électroacoustique au Conservatoire de Musique de Québec. Sa culture musicale d’envergure et son oreille exceptionnelle font de lui un collaborateur recherché, ce qui explique sa participation comme concepteur sonore à de nombreux événements interdisciplinaires et ses différentes activités musicales. D’une versatilité techno-historique indéniable et capable de faire du beau avec peu, il utilise indifféremment le 78 tours ou la synthèse granulaire, le wash-tub ou le thérémine.
Steeve Lebrasseur a élaboré des travaux faisant un usage détourné de matériel électronique commercial. Entres autres, il utilise des lasers de poches, en filtre le rayon lumineux par des verres de mauvaise qualité afin de créer des photogrammes d'une impressionnante finesse. Son travail audio est souvent exécuté par l'application de ses doigts directement sur les composantes électroniques des appareils audio qu'il emploie.
Steve Heimbecker est un artiste audio spécialisé en électroacoustique, en installation et en sculpture. Il a étudié les beaux-arts au Alberta College of Art (Southern Alberta Institute of Technology) de 1977 à 1980. Ses installations sonores questionnent physiquement et conceptuellement la relation de l'homme avec l'espace et le temps. Steve Heimbecker réalise aussi des satires d'installations dont plusieurs ont été diffusées à l'échelle nationale. Par ailleurs, l'artiste a présenté de nombreuses performances artistiques, notamment à Zurich et à Vienne.
Steve Heimbecker a travaillé pour le cinéma indépendant et la vidéo en tant que preneur de son, concepteur et designer sonore. Il a dirigé des ateliers d'enregistrements sonores en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba. En 1997, il a fondé le Studio Sound Production en Alberta. En outre, sur un système multipiste de sa conception, il a développé une technique de mixage de sons directs et pré-enregistrés pour diffusion en quadraphonie et octophonie. Steve Heimbecker est membre fondateur du Forum mondial de l'écologie sonore.